A24 s'attire les foudres de la communauté SCP pour son film

D'après The Verge (20 septembre 2026 à 14h45)

Résumé

En lançant V/H/S: SCP dans l’univers de la Fondation SCP, A24 revendique des « droits mondiaux » sur un film qui doit respecter une licence Creative Commons, déclenchant une vive polémique.

Les faits

Après le succès de « Backrooms », A24 s’attaque à une nouvelle folie horrifique née sur internet avec un volet de l’anthologie V/H/S situé dans l’univers de la Fondation SCP. Dès l’annonce, « V/H/S: SCP » a suscité un important retour de bâton et le projet apparaît déjà fragilisé. La Fondation SCP est décrite comme une creepypasta née sur 4chan, où une organisation fictive, la Fondation SCP (pour « Special Containment Procedures »), documente, capture et contient des anomalies paranormales ou surnaturelles au fil d’entrées de wiki qui imitent la paperasserie d’une agence gouvernementale. Le projet est présenté comme une vaste entreprise communautaire organisée, à la croisée de la science-fiction cosmique et du cauchemar bureaucratique. Dans ce contexte, le studio n’a pas cherché à établir de dialogue avec la communauté. La SCP Foundation Wiki, présentée comme le site officiel de référence, a publié une déclaration affirmant : « Nous n’avons eu aucune communication avec les réalisateurs, producteurs ou distributeurs de ce projet, malgré nos meilleurs efforts, et à notre connaissance ils n’ont fait aucun effort pour nous contacter. » Un administrateur du wiki, DrEverettMann, confirme avoir « fait plusieurs tentatives pour les contacter depuis l’annonce du projet » sans recevoir de réponse. Au-delà du malaise communautaire, la question des droits est centrale. L’article souligne que la Fondation SCP fonctionne sous licence Creative Commons, avec des règles spécifiques qui encadrent la manière dont les œuvres dérivées peuvent revendiquer des droits, tandis qu’A24 revendique des « droits mondiaux » sur un film issu de cet univers, plaçant ainsi la réputation du studio au cœur d’un débat sur le respect des licences ouvertes.

Pourquoi c’est important

Le projet V/H/S: SCP illustre la tension croissante entre studios hollywoodiens et communautés en ligne qui développent des univers narratifs sous licences ouvertes. En revendiquant des « droits mondiaux » sans consulter la communauté ni clarifier le respect du cadre Creative Commons, A24 expose son image à un risque majeur dans un secteur où la légitimité auprès des fans est un actif stratégique. La Fondation SCP étant structurée comme une œuvre collective régie par des règles de licence précises, toute adaptation cinématographique devient un test grandeur nature de la compatibilité entre modèles d’exploitation exclusifs et culture de l’open licensing. L’issue de ce dossier pourrait servir de précédent pour la manière dont l’industrie du divertissement aborde les propriétés intellectuelles issues de l’internet participatif, en particulier dans l’horreur et la science-fiction.

Questions fréquentes

Quel est le projet d’A24 autour de la Fondation SCP ?

A24 prépare « V/H/S: SCP », un nouveau volet de l’anthologie horrifique V/H/S situé dans l’univers de la Fondation SCP.

Pourquoi la communauté SCP critique le film V/H/S: SCP ?

La SCP Foundation Wiki affirme n’avoir eu aucune communication avec les créateurs du film, malgré plusieurs tentatives de contact.

Qu’est-ce que la Fondation SCP selon l’article ?

Une creepypasta née sur 4chan, racontée via des entrées de wiki où une organisation fictive contient des anomalies paranormales.

En quoi la licence influence le projet V/H/S: SCP ?

La Fondation SCP est décrite comme régie par une licence Creative Commons, ce qui pose la question de la revendication de « droits mondiaux ».

Quel est le principal risque pour A24 avec V/H/S: SCP ?

Le risque réputationnel, lié à l’absence de dialogue avec la communauté SCP et aux interrogations sur le respect de la licence.

Source

The Verge

Auteur

Rédaction IA-Medias

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