AGIBOT lance ses robots G2 en usine, ils tiennent la cadence
D'après Roboactu (25 juin 2026 à 17h05)
Résumé
AGIBOT installe ses humanoïdes G2 sur une ligne de tablettes à Nanchang et diffuse six jours de contrôle qualité en direct, du 23 au 28 juin.
Les faits
AGIBOT a sorti ses robots humanoïdes G2 du laboratoire pour les installer sur une véritable chaîne de production, sous l’œil permanent des caméras. Depuis le 23 juin, plusieurs unités du modèle G2 travaillent à l’usine Longcheer de Nanchang, dans la province du Jiangxi, sur une ligne d’assemblage de tablettes. Du 23 au 28 juin, l’opération est diffusée en direct chaque jour de 8h à 19h, calée sur les horaires réels de l’usine. Les G2 ne se contentent pas d’une démonstration de quelques minutes : ils tiennent la cadence de la ligne, sans interruption, aux côtés des opérateurs humains. Concrètement, les robots prennent en charge toute l’étape de contrôle qualité de la production de tablettes. Cela couvre les tests d’interface multimédia, les vérifications audio et les contrôles de rayonnement, des tâches répétitives qui mobilisent habituellement des ouvriers pendant de longues heures et exigent une concentration constante. Cette mise en scène rappelle un autre direct remarqué cette année, où l’américain Figure avait fait fonctionner un humanoïde pendant 200 heures d’affilée dans un entrepôt logistique pour prouver l’endurance de sa machine sur des tâches de tri. Deux pays, deux entreprises, mais le même message : les robots humanoïdes quittent la phase de prototype pour entrer dans des environnements de production réels.
Pourquoi c’est important
Le choix du contrôle qualité électronique est stratégique. Dans ce secteur, l’inspection repose encore largement sur la main-d’œuvre, avec des ouvriers qui enchaînent vérifications d’écran, tests de boutons et contrôles sonores, pour un niveau de rigueur difficile à maintenir dans la durée. Pour les usines, ces postes posent des problèmes de recrutement et de constance, et AGIBOT montre comment des humanoïdes peuvent absorber ces tâches à flux tendu. Le secteur de la robotique humanoïde change de logiciel : après des années où la course portait sur la vitesse, les sauts ou l’agilité des mouvements, les industriels veulent désormais savoir combien d’heures de travail un robot peut absorber, combien il fait économiser et quel gain de productivité il génère. AGIBOT n’est pas seul à viser les ateliers : UBTECH s’attaque aux usines automobiles, Zhejiang Humanoid Robot s’installe dans la chimie, et le mouvement s’accélère côté chinois. Pour ces fabricants, l’argument décisif ne sera plus une fiche technique impressionnante, mais la capacité à déployer à grande échelle des machines qui tiennent jour après jour. Le pari d’AGIBOT, c’est de le montrer en direct plutôt que de le promettre.
Questions fréquentes
Où AGIBOT déploie-t-il ses robots humanoïdes G2 ?
AGIBOT installe ses G2 sur une ligne d’assemblage de tablettes à l’usine Longcheer de Nanchang, dans la province du Jiangxi.
Quelle tâche les robots G2 assurent-ils en usine ?
Les G2 prennent en charge toute l’étape de contrôle qualité des tablettes : interface multimédia, audio et rayonnement.
Quelle est la durée de la diffusion en direct de l’opération ?
Du 23 au 28 juin, avec un direct quotidien de 8h à 19h, calé sur les horaires réels de l’usine.
Les robots G2 travaillent-ils aux côtés d’humains ?
Oui, les G2 tiennent la cadence de la ligne sans interruption, aux côtés des opérateurs humains.
Quels autres acteurs chinois ciblent les ateliers avec des humanoïdes ?
UBTECH vise les usines automobiles et Zhejiang Humanoid Robot s’installe dans la chimie.
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RoboactuAuteur
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