Banque mondiale, l'IA propulse les pays en développement

D'après Sud Ouest (4 août 2026 à 16h04)

Résumé

La Banque mondiale estime que l’IA peut accélérer en dix ans un progrès qui aurait pris un siècle, à condition d’investir vite dans l’énergie, la connectivité et les compétences.

Les faits

Les pays en développement ont tout intérêt à parier rapidement sur l’intelligence artificielle afin de renforcer une croissance jugée décevante, estime la Banque mondiale dans un rapport publié mardi. L’institution affirme que l’IA pourrait « permettre aux pays en développement de réaliser en une décennie ce qui aurait autrement pris un siècle ». Le rapport est présenté comme le premier à se pencher sur les possibilités offertes par cette technologie pour les pays les moins avancés. Indermit Gill, chef-économiste de la Banque mondiale, déclare : « L’IA a lancé une bouée aux économies en développement, il faut qu’elles s’en saisissent ». Il ajoute : « Mais il faut aller vite car l’IA se déploie plus rapidement que les anciennes technologies », faute de quoi « rater le train pourrait donc avoir de plus amples conséquences ». La Banque mondiale estime que les gouvernements devront agir rapidement pour renforcer leurs réseaux énergétiques, leur connectivité, la qualité de leur main-d’œuvre et leurs institutions. Le rapport indique aussi qu’il n’est pas nécessaire de miser d’emblée sur les modèles d’IA les plus développés, tels que Claude d’Anthropic ou ChatGPT d’OpenAI, des modèles plus simples et moins onéreux pouvant être plus adaptés et plus rapides à déployer. Selon le rapport, ces modèles peuvent « apporter de meilleurs services médicaux, juridiques ou d’éducation, et aider à développer l’agriculture de manière accessible pour des millions de personnes ». Gaurav Nayyar, responsable du rapport, souligne enfin : « La fenêtre pour y parvenir est mince, l’IA représente l’opportunité d’une vie pour ces pays de résoudre enfin des problèmes qui n’ont pas trouvé de solutions depuis des décennies ».

Pourquoi c’est important

Cette prise de position de la Banque mondiale replace l’IA au cœur des politiques de développement. Le message est clair : pour les pays en développement, l’enjeu n’est pas seulement d’adopter une technologie de plus, mais de s’en servir pour accélérer une convergence économique qui prend d’ordinaire plusieurs décennies. L’intérêt stratégique du rapport tient aussi à sa hiérarchie des priorités. La Banque mondiale ne met pas l’accent sur les modèles les plus sophistiqués, mais sur les conditions de base — énergie, connectivité, main-d’œuvre et institutions — qui permettent de déployer vite des usages utiles dans la santé, le droit, l’éducation et l’agriculture.

Questions fréquentes

Que dit la Banque mondiale sur l’IA dans les pays en développement ?

Elle estime que l’IA peut permettre à ces pays de réaliser en dix ans ce qui aurait autrement pris un siècle.

Quelles conditions la Banque mondiale juge-t-elle nécessaires ?

Elle cite les réseaux énergétiques, la connectivité, la qualité de la main-d’œuvre et les institutions.

Faut-il miser sur les modèles d’IA les plus avancés ?

Non. Le rapport dit que des modèles plus simples et moins onéreux peuvent être plus adaptés et plus rapides à déployer.

Quels secteurs peuvent bénéficier de l’IA selon le rapport ?

Le rapport mentionne les services médicaux, juridiques, l’éducation et l’agriculture.

Source

Sud Ouest

Auteur

Rédaction IA-Medias

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