Rumeurs de convocation de huit constructeurs automobiles électriques chinois par les régulateurs sur les pratiques de 'battery lock' OTA démenties par les entreprises
Publié le 2026-05-11T07:44:27.041+00:00 — D'après TechNode (2026-05-09T01:53:17+00:00)
Résumé
BYD, Tesla, Zeekr et d'autres constructeurs ont démenti les rumeurs de convocation par les régulateurs chinois sur les fonctions OTA 'battery lock'. Ces allégations, générées par IA, font suite à plus de 12 000 plaintes en mars 2026, en hausse de 273 %. BYD envisage des poursuites judiciaires.
Les faits
Plusieurs constructeurs automobiles électriques, dont BYD, Tesla, Nio, Xpeng, Zeekr, GAC Aion et Li Auto, ont démenti des allégations selon lesquelles ils auraient été convoqués par les régulateurs chinois en raison de fonctions OTA 'battery lock'. Ces rumeurs, circulant sur les réseaux sociaux et générées par IA, prétendaient que huit entreprises avaient été interrogées suite à des plaintes de consommateurs. Les controverses portent sur des pratiques de 'battery lock' où les constructeurs ajustent via des mises à jour OTA les limites de charge, la profondeur de décharge ou la puissance de charge et décharge des batteries. Les critiques dénoncent une réduction des performances ou de l'autonomie, tandis que les constructeurs les présentent comme des mesures de sécurité. En mars 2026, la plateforme nationale de plaintes 12315 a enregistré plus de 12 000 réclamations liées à ces problèmes OTA, en hausse de 273 % par rapport à l'année précédente. Le ministère chinois de l'Industrie et de l'Information Technology (MIIT) et l'Administration d'État pour la Régulation du Marché ont édicté quatre interdictions majeures : pas de mises à jour OTA silencieuses, pas de 'battery lock' ou de dégradation de fonctionnalités, obligation de déclaration préalable pour les changements de paramètres essentiels, et interdiction de publicité trompeuse. Bien que des rapports évoquent huit convocations, trois enquêtes formelles et deux retraits de paquets de mise à jour, les entreprises affirment que ces listes sont fausses et préparent des actions en justice. L'Association chinoise des fabricants automobiles (CAAM) a qualifié ces affirmations de 'fausses', notant que les huit entreprises visées – BYD, Tesla, XPeng, Li Auto, Nio, Seres AITO, Geely Zeekr et GAC Aion – ont toutes publié des démentis.
Pourquoi c’est important
Cette affaire met en lumière les tensions croissantes entre innovation technologique rapide dans les véhicules électriques et protection des consommateurs en Chine, premier marché mondial des VE. Les rumeurs amplifiées par l'IA soulignent les risques de désinformation dans un secteur où les mises à jour OTA sont essentielles pour la gestion des batteries, mais potentiellement dommageables pour la confiance des utilisateurs. Les démentis des géants comme BYD et Tesla, accompagnés de menaces de poursuites, indiquent une volonté de contrer fermement la propagation de fausses nouvelles, renforçant la crédibilité du secteur face à une régulation stricte. Sur le plan stratégique, les mesures réglementaires du MIIT – comme l'interdiction des OTA silencieux et l'obligation de consentement écrit – pourraient redéfinir les pratiques mondiales des mises à jour logicielles automobiles. Avec 12 000 plaintes en un mois, cela signale un point de bascule : les constructeurs devront équilibrer sécurité, performance et transparence, impactant potentiellement les coûts de garantie et la compétitivité, tandis que la Chine consolide son leadership en imposant des normes élevées.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le 'battery lock' OTA ?
Pratique consistant à ajuster via mises à jour OTA les limites de charge, décharge ou puissance des batteries, réduisant potentiellement l'autonomie et les performances sans consentement du propriétaire.
Quelles entreprises ont démenti les rumeurs ?
BYD, Tesla, Nio, Xpeng, Zeekr, GAC Aion, Li Auto, Seres AITO. Elles qualifient les listes de convocations de rumeurs générées par IA.
Combien de plaintes en mars 2026 ?
Plus de 12 000 sur la plateforme 12315, en hausse de 273 % par rapport à l'année précédente, liées aux problèmes OTA battery-lock.
Quelles sont les interdictions réglementaires ?
Pas d'OTA silencieux, pas de battery lock sans consentement écrit, déclaration préalable des changements de paramètres, pas de publicité trompeuse.
BYD envisage-t-elle des actions judiciaires ?
Oui, BYD a collecté des preuves pour poursuivre en justice les responsables des rumeurs de convocation sur battery lock.
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TechNodeAuteur
Rédaction IA-MediasRédaction spécialisée dans la veille et l'analyse de l'actualité de l'intelligence artificielle, des puces IA, des robots, des agents IA et de la recherche.