Google enterre GEO et AEO comme disciplines séparées et renvoie les marketeurs au SEO de base
D'après Market My Market (15 mai 2026 à 22h43)
Résumé
Dans une nouvelle documentation Search Central, Google affirme que l’optimisation pour les expériences de recherche générative reste du SEO, et non une discipline séparée. Le groupe rejette explicitement les « hacks » AEO/GEO comme le chunking, les fichiers IA inutiles type llms.txt ou les mentions inauthentiques, remettant en cause les forfaits dédiés vendus par certaines agences.
Les faits
Le 15 mai 2026, Google a publié sur son site Search Central une documentation officielle sur l’optimisation pour l’IA qui « rejette explicitement GEO (Generative Engine Optimization) et AEO (Answer Engine Optimization) comme des disciplines distinctes du SEO ». L’auteur souligne que ce n’est « pas un commentaire informel d’un employé de Google lors d’une conférence », mais bien une ressource publiée sur « le site principal que chaque professionnel du SEO consulte quotidiennement ». Google y précise que « optimiser pour la recherche IA générative, c’est optimiser l’expérience de recherche, donc cela reste du SEO ». Le texte rappelle que, depuis 18 mois, des agences marketing vendent GEO et AEO comme des « des forfaits de service distincts, souvent à 2 500 $ par mois ou plus, en plus des contrats SEO existants », alors que « Google vient de confirmer ce que nous savions depuis le début : optimiser pour les expériences de recherche IA générative, c’est optimiser pour la recherche, point final ». La même documentation cible frontalement certains procédés mis en avant comme bonnes pratiques GEO/AEO. Google indique que « beaucoup des « hacks » suggérés ne sont pas efficaces ni soutenus par le fonctionnement réel de Google Search » et conseille de « privilégier des stratégies SEO efficaces aux « hacks AEO/GEO » ». Sont explicitement cités des tactiques à « ignore[r] » pour la recherche Google, comme le « le découpage (« chunking ») du contenu », la création de « des fichiers texte pour IA inutiles (comme llms.txt) » ou encore la poursuite de « mentions non authentiques ». Sur le fond, l’article rappelle que des concepts comme le chunking ont de « un sens très réel et applicable dans certains contextes », notamment pour « rendre les transcriptions, e-mails et autres documents faciles à parcourir à grande échelle ». Mais, appliqués au SEO, ils relèvent davantage d’un emballage marketing autour de principes existants. Google insiste que « créer du contenu que les gens trouvent unique, convaincant et utile influencera probablement la présence de votre site dans la recherche IA générative à long terme plus que toutes les autres suggestions de ce guide », ce que l’auteur résume en affirmant que « les fondamentaux n’ont pas changé ».
Pourquoi c’est important
Pour les directions marketing, cette prise de position clarifie brutalement un paysage brouillé par 18 mois de buzz autour de GEO et AEO. Les forfaits dédiés, parfois facturés « 2 500 $ par mois ou plus, en plus des contrats SEO existants », sont publiquement désavoués par Google dès lors qu’ils reposent sur des « hacks » déconnectés du fonctionnement réel de la recherche. La conséquence budgétaire est directe : plutôt que multiplier les lignes de facture pour des services estampillés GEO/AEO, Google incite à réinvestir dans les fondamentaux – qualité du contenu, structure au service des lecteurs et de l’IA, et bonnes pratiques SEO éprouvées. L’enjeu devient de passer d’une logique de « course aux tendances » autour de fichiers ou techniques gadget à une stratégie de visibilité unifiée, centrée sur un contenu « unique, convaincant et utile ».
Questions fréquentes
Google considère-t-il GEO et AEO comme des disciplines distinctes du SEO ?
Non. Google indique que « optimiser pour la recherche IA générative, c’est optimiser l’expérience de recherche, donc cela reste du SEO » et « rejette explicitement GEO (…) et AEO (…) comme disciplines distinctes du SEO ».
Quels types de « hacks » GEO/AEO Google recommande-t-il d’ignorer ?
Google cite le « chunking » de contenu, la création de fichiers IA inutiles comme « llms.txt » et la poursuite de « mentions non authentiques », en précisant que « beaucoup des « hacks » suggérés ne sont pas efficaces ».
Pourquoi les forfaits GEO/AEO vendus par certaines agences sont-ils remis en cause ?
L’article explique que des agences vendent des « des forfaits de service distincts, souvent à 2 500 $ par mois ou plus, en plus des contrats SEO existants », alors que Google confirme que ces optimisations relèvent simplement du SEO.
Le chunking est-il complètement inutile selon l’article ?
Non. Le texte note que le chunking a « un sens très réel et applicable dans certains contextes » pour parcourir des données à grande échelle, mais critique son usage comme « hack » GEO destiné à « contourner le système » en SEO.
Que recommande Google pour améliorer sa visibilité en recherche générative ?
Google affirme que « créer du contenu que les gens trouvent unique, convaincant et utile influencera probablement la présence de votre site dans la recherche IA générative (…) plus que toutes les autres suggestions de ce guide ».
Source
Market My MarketAuteur
Rédaction IA-MediasRédaction spécialisée dans la veille et l'analyse de l'actualité de l'intelligence artificielle, des puces IA, des robots, des agents IA et de la recherche.