Des chirurgiens pilotent des robots humanoïdes pour opérer des porcs

D'après Ars Technica (9 juillet 2026 à 22h12)

Résumé

Des robots humanoïdes téléopérés ont retiré des vésicules biliaires sur deux porcs vivants lors d’un essai préclinique, une étape vers la chirurgie assistée à distance.

Les faits

Des robots humanoïdes ont retiré les vésicules biliaires de porcs vivants lors d’une expérience médicale inédite, mais ils n’ont pas agi de manière autonome. Des chirurgiens expérimentés ont piloté à distance leurs mouvements dans un exemple de coopération humain-robot. L’essai préclinique, publié dans la revue Nature, a permis de réaliser deux chirurgies mini-invasives sur des porcs vivants. Selon l’article, cette approche pourrait un jour aider à fournir des soins chirurgicaux robotisés à distance dans des hôpitaux et des cliniques plus petits qui ne peuvent pas installer de robots chirurgicaux spécialisés et coûteux. L’expérience a utilisé un robot humanoïde Unitree G1 de l’entreprise chinoise Unitree. L’extrait indique que le modèle de base G1 démarre à 13 500 dollars, avec des frais d’expédition allant de 300 à 1 200 dollars, et que des améliorations comme des mains robotiques dextres peuvent faire grimper le coût au-delà de 67 000 dollars. Les chercheurs ont dû ajouter des adaptateurs physiques pour que les robots, surnommés « Surgie », puissent tenir des instruments chirurgicaux, ainsi que des logiciels pour traduire les gestes des mains humaines en commandes précises. Le texte précise aussi que l’équipe a dû interrompre l’opération plusieurs minutes à certains moments pour recalibrer les robots ou repositionner leur corps et leurs bras, ce qui a rendu l’intervention « beaucoup plus longue » qu’avec des systèmes chirurgicaux spécialisés existants.

Pourquoi c’est important

Cette expérience montre que les robots humanoïdes peuvent déjà être intégrés à un environnement chirurgical réel, non pas comme remplaçants autonomes des médecins, mais comme interfaces téléopérées. L’intérêt principal réside dans l’accès potentiel à la chirurgie robotisée dans des établissements qui n’ont pas les moyens d’installer des systèmes dédiés comme da Vinci. L’essai met aussi en lumière les limites techniques à franchir avant une utilisation clinique sur l’humain : recalibrations fréquentes, contraintes de portée, délais de transmission et charge cognitive accrue pour l’équipe. L’étude citée par l’article suggère donc moins un basculement immédiat qu’une étape de validation vers un futur assistant chirurgical autonome ou semi-autonome.

Questions fréquentes

Qui a contrôlé les robots humanoïdes ?

Des chirurgiens les ont pilotés à distance ; les robots n’étaient pas autonomes.[1]

Quelle opération a été réalisée ?

Deux chirurgies mini-invasives avec retrait de la vésicule biliaire sur des porcs vivants.[1]

Quel robot a été utilisé ?

Un robot humanoïde Unitree G1 de l’entreprise chinoise Unitree.[1]

Pourquoi cette expérience est-elle importante ?

Elle teste la faisabilité de la chirurgie robotisée à distance dans des hôpitaux plus petits et moins équipés.[1]

Source

Ars Technica

Auteur

Rédaction IA-Medias

Rédaction spécialisée dans la veille et l'analyse de l'actualité de l'intelligence artificielle, des puces IA, des robots, des agents IA et de la recherche.