LibreOffice revendique l'absence d'IA pour vos données
D'après TechCrunch (6 octobre 2026 à 17h25)
Résumé
LibreOffice refuse d’intégrer l’IA par défaut pour préserver la confidentialité des documents, tout en autorisant des extensions connectées à des modèles locaux.
Les faits
The Document Foundation, l’organisation à but non lucratif qui développe l’éditeur de documents libre LibreOffice, indique qu’elle « n’ajoutera pas » d’intelligence artificielle à son logiciel dans un avenir prévisible. Cette position ne constitue toutefois pas un rejet définitif de l’IA. La dernière version de LibreOffice, publiée fin août, réaffirme que le logiciel « ne contient aucune fonctionnalité d’IA générative ». The Document Foundation présente ce choix comme une « position de conception délibérée » : les documents des utilisateurs ne sont pas envoyés à un serveur pour être traités et aucune partie du logiciel ne nécessite de connexion réseau pour fonctionner. L’organisation affirme que LibreOffice est utilisé par « des dizaines de millions de personnes et d’organisations » et que les utilisateurs doivent conserver le contrôle de leurs données. Elle ajoute que toute organisation traitant des données confidentielles, couvertes par le secret professionnel ou personnelles doit savoir où ces données sont envoyées ; selon elle, la seule garantie résistant à un audit est qu’elles « ne quittent pas la machine ». Les utilisateurs peuvent néanmoins ajouter des outils d’IA au moyen d’extensions reliant LibreOffice à des modèles locaux. The Document Foundation estime qu’il n’existe actuellement « aucune intégration » satisfaisant toutes ses exigences, notamment le maintien des données sur l’appareil et l’absence de dépendance à un fournisseur unique. Jusqu’à nouvel ordre, aucune IA ne sera donc présente dans l’installation par défaut, tandis que les extensions resteront accessibles aux utilisateurs qui souhaitent en intégrer.
Pourquoi c’est important
La décision place la confidentialité et le fonctionnement hors ligne au cœur de la conception du logiciel, à rebours des éditeurs qui ajoutent des assistants et des agents d’IA directement à leurs produits. Pour les organisations manipulant des informations sensibles, l’absence de traitement distant constitue un critère opérationnel clairement identifiable. LibreOffice adopte toutefois une approche réversible plutôt qu’un refus de principe. Les extensions permettent aux utilisateurs de choisir des outils connectés à des modèles locaux, tandis que The Document Foundation affirme surveiller l’évolution de la technologie et réévaluer sa position selon ses exigences de protection des données et d’indépendance vis-à-vis des fournisseurs.
Questions fréquentes
LibreOffice intégrera-t-il bientôt une IA par défaut ?
Non. The Document Foundation indique qu’aucune IA ne sera présente dans l’installation par défaut dans un avenir prévisible.
Pourquoi LibreOffice exclut-il l’IA de son installation par défaut ?
Pour éviter que les documents soient envoyés à un serveur et garantir qu’aucune partie du logiciel ne nécessite une connexion réseau.
Les utilisateurs peuvent-ils quand même utiliser l’IA avec LibreOffice ?
Oui. Des extensions peuvent relier l’éditeur à des modèles d’IA locaux.
Cette position constitue-t-elle un rejet définitif de l’IA ?
Non. The Document Foundation la présente comme une évaluation de la technologie actuelle, et non comme un jugement sur la valeur du secteur.
Source
TechCrunchAuteur
Rédaction IA-MediasRédaction spécialisée dans la veille et l’analyse de l’actualité de l’intelligence artificielle, des puces IA, des robots, des agents IA et de la recherche.