Microsoft minimise la copie d'articles par Copilot

D'après The Verge (4 septembre 2026 à 18h05)

Résumé

Microsoft affirme, dans de nouveaux documents judiciaires, que Copilot ne reproduit qu’exceptionnellement des phrases complètes d’articles et de livres, alors qu’il est visé par des plaintes en copyright.

Les faits

Microsoft soutient que son assistant Copilot ne reprend que rarement des phrases complètes issues d’articles de presse ou de livres, et encore moins des passages substantiels qui pourraient se substituer aux contenus originaux. L’éditeur avance cet argument dans de nouveaux documents déposés au tribunal pour répondre à des plaintes en violation du droit d’auteur. Ces procédures ont été engagées par plusieurs éditeurs de presse et auteurs, parmi lesquels figure le New York Times. Les plaignants reprochent à Microsoft et à son partenaire de s’appuyer sur leurs articles et ouvrages pour entraîner des modèles d’intelligence artificielle, puis de permettre à Copilot d’en reproduire des extraits lors des conversations avec les utilisateurs. Dans le cadre de la phase de découverte de ces procès, Microsoft indique avoir transmis aux parties adverses un vaste corpus de conversations enregistrées avec Copilot. L’entreprise mentionne un ensemble de 8,2 millions de dialogues, présenté comme un échantillon permettant d’évaluer concrètement la fréquence de reprise de contenus issus d’articles et de livres. Microsoft met en avant ces analyses pour défendre l’idée que les réponses de Copilot ne constitueraient pas des substituts systématiques aux œuvres protégées. En insistant sur le caractère rare des phrases complètes et des « passages substantiels » recopiés, le groupe cherche à fragiliser l’argument central des éditeurs et des auteurs selon lequel son chatbot porterait atteinte à leurs droits d’auteur.

Pourquoi c’est important

Cette bataille judiciaire est stratégique pour l’ensemble du secteur de l’intelligence artificielle générative. Si les arguments de Microsoft sur la faible reproduction de contenus originaux par Copilot étaient retenus, ils pourraient peser sur la manière dont les juges apprécient l’usage d’œuvres protégées pour entraîner des modèles, et sur la définition de ce qui constitue ou non une substitution aux contenus de presse ou aux livres. À l’inverse, si les éditeurs et les auteurs parvenaient à convaincre que les réponses de Copilot reprennent de manière problématique des articles ou des ouvrages, cela pourrait entraîner des restrictions plus fortes, voire de nouveaux modèles économiques de licence de contenus. Le bras de fer entre Microsoft, le New York Times et les autres plaignants dépasse ainsi le seul cas de Copilot et touche directement la façon dont les agents IA pourront s’appuyer sur des contenus protégés dans les années à venir.

Questions fréquentes

Que dit Microsoft sur le comportement de Copilot ?

Microsoft affirme que Copilot reproduit rarement des phrases complètes d’articles ou de livres, et encore moins des passages substantiels pouvant remplacer les originaux.

Qui poursuit Microsoft dans ces affaires de droit d’auteur ?

Microsoft est visé par des plaintes en violation du droit d’auteur émanant d’éditeurs, dont le New York Times, ainsi que de certains auteurs de livres.

Quel type de données Microsoft a fourni au tribunal ?

Microsoft indique avoir transmis 8,2 millions de conversations avec Copilot afin d’analyser la fréquence de reprise de contenus provenant d’articles et de livres.

Pourquoi la fréquence de reproduction de contenus est-elle centrale ?

La fréquence de reproduction de phrases ou passages substantiels est au cœur du débat pour savoir si Copilot constitue un substitut aux œuvres protégées et porte atteinte au droit d’auteur.

:Quel rôle joue le New York Times dans cette affaire ?

Le New York Times fait partie des éditeurs qui contestent l’usage de leurs articles pour entraîner des modèles d’IA et alimenter les réponses de Copilot.

Source

The Verge

Auteur

Rédaction IA-Medias

Rédaction spécialisée dans la veille et l'analyse de l'actualité de l'intelligence artificielle, des puces IA, des robots, des agents IA et de la recherche.