Le PM grec admet l'IA dépasse déjà les gouvernements

D'après TechCrunch (23 septembre 2026 à 06h59)

Résumé

À San Francisco, Kyriakos Mitsotakis reconnaît que les gouvernements ne sont pas prêts face aux effets sociaux, scolaires et professionnels de l’IA.

Les faits

En déplacement à San Francisco, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a déclaré devant environ 250 fondateurs, investisseurs et dirigeants qu’il n’avait pas de réponse à plusieurs questions posées par l’intelligence artificielle. Il a présenté ce voyage comme une mission destinée à mieux comprendre les évolutions du secteur et à attirer des entreprises technologiques en Grèce. Le débat a changé de ton lorsqu’il a évoqué les effets de l’IA sur la société. La Grèce doit interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans à partir de janvier, mais Mitsotakis a estimé que cette mesure pourrait déjà être dépassée face au caractère apparemment addictif des agents conversationnels. « J’ai parfois le sentiment que nous livrons déjà la bataille d’hier », a-t-il déclaré, avant de s’interroger sur l’avenir d’enfants grandissant avec des compagnons numériques, voire des petits amis ou petites amies virtuels. Le Premier ministre grec s’est également montré prudent sur l’usage de l’IA à l’école. La Grèce mène avec OpenAI une expérimentation visant à réduire les tâches administratives des enseignants et voit un potentiel dans les tuteurs personnalisés. Mitsotakis a toutefois insisté sur la nécessité de ne pas remplacer « le travail difficile d’apprentissage des compétences fondamentales » et a rappelé que des élèves utilisent déjà des agents conversationnels pour faire leurs devoirs. Sur l’emploi, il a jugé que les suppressions de postes allaient se produire et qu’« aucun gouvernement ni aucune société n’est préparé à la vitesse à laquelle cela va arriver ». Interrogé sur un éventuel ralentissement du développement de l’IA, il a estimé qu’il fallait écouter les responsables des laboratoires de pointe lorsqu’ils reconnaissent ne pas comprendre exactement le fonctionnement de leurs modèles, notamment leur capacité à s’améliorer eux-mêmes.

Pourquoi c’est important

La portée de ces déclarations tient au contraste entre les politiques publiques déjà engagées et la rapidité des transformations envisagées. L’interdiction grecque des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans cible un usage identifié, tandis que les compagnons numériques soulèvent une question plus large sur la relation des enfants avec des systèmes conversationnels capables d’interagir en permanence. Le propos de Kyriakos Mitsotakis met aussi en évidence un double impératif pour les gouvernements : préserver les bénéfices de l’IA dans l’administration et l’éducation, tout en anticipant ses effets sur l’apprentissage et l’emploi. Son appel à écouter les concepteurs de modèles favorables à un ralentissement alimente enfin le débat sur une régulation adaptée à des systèmes dont les progrès restent difficiles à prévoir.

Questions fréquentes

Que pense Kyriakos Mitsotakis de la préparation des gouvernements face à l’IA ?

Il estime qu’aucun gouvernement ni aucune société n’est préparé à la vitesse des transformations liées à l’IA.

Quelle mesure la Grèce prévoit-elle pour les moins de 15 ans ?

La Grèce doit interdire les réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans à partir de janvier.

Quel projet la Grèce mène-t-elle avec OpenAI ?

La Grèce mène une expérimentation avec OpenAI pour réduire les tâches administratives des enseignants.

Quelle est la principale réserve exprimée sur l’IA à l’école ?

L’IA ne doit pas remplacer l’apprentissage des compétences fondamentales, selon le Premier ministre grec.

Quelle position Mitsotakis adopte-t-il sur le ralentissement de l’IA ?

Il estime qu’il faut écouter les responsables des laboratoires de pointe lorsqu’ils demandent un ralentissement.

Source

TechCrunch

Auteur

Rédaction IA-Medias

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