Les robots humanoïdes cherchent encore leur assureur

D'après Journal du Progressiste (25 juin 2026 à 12h30)

Résumé

En Chine, PICC et Ping An ont lancé en septembre 2025 les premiers produits dédiés aux robots humanoïdes, alors que l’Occident ajoute des exclusions sur les risques IA.

Les faits

Les litiges liés à l’IA aux États-Unis ont progressé de 978 % entre 2020 et 2025, dépassant 700 actions en justice cumulées. Dans le même temps, 95,2 % des 1,63 milliard de dollars levés par les InsurTechs au premier trimestre 2026 vont à des entreprises centrées sur l’IA. Le marché de l’assurance court après un risque qu’il ne sait pas encore tarifer. Les robots humanoïdes ne sont plus cantonnés aux laboratoires. Figure AI déploie ses unités dans les usines BMW en Caroline du Sud, Agility Robotics livre ses Digit à Amazon et Unitree vend ses modèles à des prix qui descendent sous les 20 000 dollars. L’article cite aussi une projection de Goldman Sachs qui évalue ce marché mondial à 38 milliards de dollars d’ici 2035. Le texte souligne que les polices de responsabilité civile générale aux États-Unis et en Europe commencent à intégrer, à partir de 2025, des clauses d’exclusion spécifiques aux « systèmes autonomes » et aux « décisions algorithmiques », avec des formulaires standardisés Verisk/ISO effectifs en janvier 2026. L’effet immédiat est un vide de couverture pour les entreprises qui veulent déployer des robots ou des agents IA dans des environnements de travail. En septembre 2025, People’s Insurance Company of China (PICC) et Ping An ont lancé les premiers produits d’assurance spécifiquement conçus pour les robots humanoïdes. Ces polices couvrent les dommages corporels causés à des tiers, les pannes mécaniques et les incidents liés aux décisions autonomes, avec des données télémétriques en temps réel pour ajuster la prime selon le comportement effectif de la machine.

Pourquoi c’est important

L’enjeu dépasse le seul cas des robots humanoïdes. L’article décrit un basculement où l’assurance devient une condition de déploiement, au même titre que l’ingénierie ou la production industrielle. Sans couverture adaptée, les entreprises hésitent à installer des systèmes autonomes dans les entrepôts, les hôpitaux ou les usines. Le contraste entre la Chine et les marchés occidentaux est stratégique. Le texte présente Pékin comme ayant intégré l’assurance à sa feuille de route industrielle publiée fin 2024, tandis que l’Europe et les États-Unis privilégient des exclusions de risque. Cette divergence peut peser sur la vitesse d’adoption des robots humanoïdes et sur la capacité des assureurs à structurer un marché encore peu modélisé.

Questions fréquentes

Qui a lancé les premiers produits dédiés aux robots humanoïdes ?

People’s Insurance Company of China (PICC) et Ping An, en septembre 2025.

Que couvrent ces polices chinoises ?

Les dommages corporels causés à des tiers, les pannes mécaniques et les incidents liés aux décisions autonomes.

Que font les assureurs occidentaux ?

L’article indique qu’ils ajoutent des exclusions pour les « systèmes autonomes » et les « décisions algorithmiques ».

Pourquoi l’assurance est-elle centrale pour ces robots ?

Parce qu’elle conditionne leur déploiement à grande échelle en clarifiant qui paie en cas d’incident.

Source

Journal du Progressiste

Auteur

Rédaction IA-Medias

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