Trump assouplit le ban sur Mythos 5 pour 100 agences

D'après TechCrunch (27 juin 2026 à 03h01)

Résumé

Deux semaines après le ban sur Mythos 5 et Fable 5, l’administration Trump autorise à nouveau l’usage de Mythos 5 par plus de 100 agences et entreprises américaines, y compris leurs employés non américains.

Les faits

Deux semaines après un ban qui avait contraint Anthropic à retirer du marché ses modèles d’IA orientés cybersécurité Mythos 5 et Fable 5, l’administration Trump infléchit sa position et assouplit les restrictions visant Mythos 5. Elle autorise désormais Anthropic à rendre ce modèle accessible à plus de 100 agences gouvernementales américaines et entreprises spécifiques. Selon des informations concordantes de Semafor et Reuters évoquées dans l’article, ces organisations américaines peuvent à nouveau utiliser Mythos 5, et cette autorisation s’étend aux employés non américains qui y travaillent. La mesure inclut également les employés non américains d’Anthropic eux‑mêmes, qui figuraient dans le ban initial interdisant l’accès aux modèles aux personnes non américaines. Dans une lettre citée par Semafor, le secrétaire au Commerce Howard Lutnick écrit à Tom Brown, chief compute officer d’Anthropic : « J’ai déterminé que des garde‑fous appropriés sont en place pour permettre à certains partenaires de confiance d’accéder au modèle Claude Mythos 5 ». Cette décision intervient après le retrait de Mythos 5 et Fable 5, présenté comme une réponse au contournement présumé de leurs garde‑fous par des chercheurs en sécurité. Pour l’heure, la directive de l’administration ne traite pas explicitement du cas de Fable 5, décrit comme une version de Mythos 5 qui avait été largement diffusée quelques jours avant le ban parce qu’on disait qu’elle intégrait davantage de protections. Les deux modèles ont néanmoins été retirés après que ces garde‑fous auraient été contournés facilement. Anthropic n’a pas immédiatement répondu à la demande de commentaire citée dans l’article, mais a reconnu publiquement les avancées sur X, en expliquant travailler avec le gouvernement pour restaurer l’accès à Mythos 5 et rendre Fable 5 de nouveau utilisable de façon plus générale.

Pourquoi c’est important

Cette décision marque une étape significative dans le bras de fer entre l’administration Trump et Anthropic autour de l’usage de modèles d’IA avancés pour la cybersécurité. En rouvrant Mythos 5 à plus de 100 « partenaires de confiance », Washington cherche à concilier préoccupations de sécurité nationale et besoin d’outils sophistiqués pour défendre les infrastructures critiques. L’extension explicite de l’accès aux employés non américains de ces organisations, ainsi qu’aux collaborateurs non américains d’Anthropic, illustre le caractère stratégique de ces modèles au‑delà des frontières. Elle montre aussi que les garde‑fous techniques et organisationnels autour de Mythos 5 sont devenus un élément central de la négociation entre l’État et un acteur majeur de l’IA, tandis que le sort de Fable 5 reste un indicateur clé des futures règles d’accès aux modèles de cybersécurité les plus puissants.

Questions fréquentes

Que vient d’autoriser l’administration Trump pour Anthropic ?

Elle permet à Anthropic de rendre à nouveau Mythos 5 accessible à plus de 100 agences et entreprises américaines spécifiques, avec des garde‑fous jugés appropriés.

Qui peut utiliser Mythos 5 dans le nouveau cadre ?

Plus de 100 agences et entreprises américaines, ainsi que leurs employés non américains et les employés non américains d’Anthropic.

Fable 5 est‑il concerné par cette directive ?

L’article précise que la directive n’aborde pas explicitement Fable 5, bien qu’Anthropic dise continuer à travailler pour le rendre à nouveau utilisable plus largement.

Pourquoi Mythos 5 et Fable 5 avaient‑ils été retirés du marché ?

Les deux modèles ont été retirés après que leurs garde‑fous auraient été facilement contournés par des chercheurs en sécurité, dans le cadre d’un ban visant les non‑Américains.

Quel rôle joue le département du Commerce dans ce dossier ?

Son secrétaire, Howard Lutnick, a écrit qu’il avait déterminé l’existence de garde‑fous appropriés pour autoriser certains partenaires de confiance à accéder au modèle Claude Mythos 5.

Source

TechCrunch

Auteur

Rédaction IA-Medias

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