UC Berkeley Law interdit l’IA dans presque tous les travaux notés à partir de 2026

D'après The Decoder (23 mai 2026 à 12h55)

Résumé

UC Berkeley Law va interdire l’usage de l’IA dans la quasi-totalité des travaux notés à partir de l’été 2026, de la prise de notes à la relecture. Seule l’utilisation pour la recherche juridique restera permise. L’école estime que les futurs avocats doivent d’abord apprendre à penser par eux-mêmes avant d’utiliser ces outils.

Les faits

UC Berkeley Law, l’une des principales facultés de droit au monde, annonce une nouvelle politique : à partir de l’été 2026, l’intelligence artificielle sera bannie de presque tous les travaux notés. L’école met en avant l’idée que les futurs avocats doivent « d’abord apprendre à penser par eux-mêmes » pour pouvoir ensuite utiliser l’IA de manière pertinente. La règle est extensive : les étudiants ne pourront pas recourir à l’IA pour « brainstormer, rédiger, structurer, écrire, réviser, traduire ou relire » les travaux soumis à évaluation. Les examens sont également totalement interdits d’IA. L’établissement souligne que la pensée demeure la « condition sine qua non » d’un bon exercice du droit et d’une formation juridique de qualité. Une seule exception est prévue : l’usage de l’IA pour la recherche, notamment pour trouver des textes législatifs ou de la jurisprudence. Mais dans ce cas, « les étudiants sont responsables de chaque fait qu’ils citent ». Les citations inventées sont expressément considérées comme une preuve d’usage interdit de l’IA, ce qui expose les étudiants à des sanctions. La faculté laisse toutefois une marge de manœuvre pédagogique : les professeurs pourront assouplir ces règles pour certains cours, en particulier ceux qui apprennent aux étudiants à travailler avec l’IA. Cette approche cherche à tracer une frontière claire entre l’apprentissage des compétences fondamentales de raisonnement juridique et l’usage encadré des outils d’automatisation.

Pourquoi c’est important

Cette décision marque une prise de position forte dans un domaine où l’IA bouleverse déjà la pratique : en droit, les outils d’IA accélèrent la recherche et la rédaction, mais peuvent aussi introduire des erreurs, renforcer des biais et influencer les raisonnements. UC Berkeley Law réagit en réaffirmant la primauté du jugement humain dans la formation des juristes. En posant l’interdiction par défaut, avec une exception limitée à la recherche et quelques assouplissements pédagogiques, l’école dessine un modèle possible pour d’autres institutions : développer la maîtrise de l’IA sans sacrifier les compétences de base. La qualification de citations inventées comme preuve d’usage illicite d’IA envoie en outre un signal clair sur la responsabilité des étudiants face aux dérives des outils génératifs.

Questions fréquentes

Quand l’interdiction de l’IA entrera-t-elle en vigueur à UC Berkeley Law ?

La nouvelle politique s’appliquera à partir de l’été 2026.

Quels usages de l’IA seront interdits dans les travaux notés ?

Il sera interdit d’utiliser l’IA pour brainstormer, rédiger, structurer, écrire, réviser, traduire ou relire tout travail soumis à évaluation, ainsi que pour les examens.

L’IA restera-t-elle autorisée pour la recherche juridique ?

Oui, l’IA pourra être utilisée pour des recherches comme la recherche de textes ou de jurisprudence, mais les étudiants restent responsables de chaque fait cité.

Comment UC Berkeley Law considère-t-elle les citations inventées par l’IA ?

Les citations inventées sont considérées comme une preuve d’usage interdit de l’IA dans les travaux notés.

Les professeurs pourront-ils déroger à cette interdiction générale ?

Oui, les professeurs pourront assouplir les règles pour certains cours, notamment ceux qui enseignent comment travailler avec l’IA.

Source

The Decoder

Auteur

Rédaction IA-Medias

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