Les utilisateurs de Claude confient la moitié de leur travail à l'IA
D'après The Decoder (27 juin 2026 à 17h28)
Résumé
Une enquête auprès d’environ 9 700 utilisateurs de Claude montre que près de la moitié jugent l’IA capable de couvrir déjà 50 % ou plus de leurs tâches.
Les faits
Une enquête menée par Anthropic auprès d’environ 9 700 utilisateurs de Claude (Chat, Cowork, Code) indique qu’« environ la moitié des utilisateurs de Claude déclarent que l’IA peut déjà gérer 50 % ou plus de leurs tâches de travail ». L’étude précise que « environ 33 % considèrent l’IA utilisable pour 30 à 60 % de leurs tâches », tandis que « 14 % situent ce chiffre entre 60 et 90 % ». Environ « quatre pour cent estiment que Claude pourrait déjà accomplir l’intégralité de leur travail ». En se projetant à douze mois, « environ 26 % s’attendent à ce que l’IA prenne en charge la majeure partie de leur travail ». Anthropic souligne que le questionnaire porte sur des tâches concrètes que l’IA peut gérer, « comme la rédaction d’un texte », en rappelant que le travail « est généralement davantage que la somme de tâches individuelles, en particulier le transfert de connaissances entre elles ». Les usages les plus liés au travail dans les données d’Anthropic concernent « les contenus marketing (80 %), la rédaction de blogs ou d’articles (81 %) et les requêtes sur des bases de données (82 %) ». Ces pourcentages se rapportent à la fonctionnalité Artifacts de Claude, « où la sortie est un livrable concret comme un document ou un graphique interactif, et pas seulement une réponse de chat ». Selon Anthropic, les « attentes quant au rythme du progrès sont “remarquablement cohérentes” dans tous les groupes, quels que soient l’expérience, le lieu ou la profession ». L’étude décrit « une “marée montante” des capacités de l’IA qui s’améliorent de manière générale ». Les travailleurs en début de carrière « voient la part la plus élevée de tâches réalisables par l’IA et s’inquiètent le plus pour leurs emplois », tandis que « les utilisateurs les plus intensifs de Claude sont les plus optimistes » et « estiment que leurs compétences gagnent en valeur ». La majorité des répondants « espèrent travailler aux côtés de l’IA, et non être remplacés », souhaitant que l’IA prenne en charge « le travail routinier ennuyeux » et que « les gains soient largement partagés ».
Pourquoi c’est important
Cette enquête d’Anthropic met en lumière un basculement rapide dans la perception de l’IA générative au travail : pour une large part des utilisateurs de Claude, l’outil n’est plus un simple assistant ponctuel, mais un système capable de prendre en charge une portion substantielle des tâches professionnelles. Les chiffres élevés pour la rédaction de contenus marketing, d’articles et les requêtes de bases de données, notamment via la fonctionnalité Artifacts, illustrent une intégration déjà profonde de l’IA dans des processus de production concrets. L’étude souligne également la dimension sociale et économique de cette transition. Les jeunes actifs sont à la fois ceux qui voient le plus de tâches automatisables et ceux qui expriment le plus d’inquiétudes pour leur emploi, quand les utilisateurs les plus intensifs de Claude se montrent au contraire confiants, estimant que leurs compétences se valorisent avec l’IA. Dans ce contexte, le fait que la plupart des répondants souhaitent « travailler aux côtés de l’IA » et que les bénéfices soient « largement partagés » pose clairement les enjeux de redistribution des gains de productivité et de conception de modèles de travail hybrides homme‑IA.
Questions fréquentes
Combien d’utilisateurs de Claude ont été interrogés par Anthropic ?
L’enquête porte sur « environ 9 700 utilisateurs de Claude (Chat, Cowork, Code) ».
Quelle part des utilisateurs estime que l’IA peut déjà gérer au moins la moitié de leur travail ?
Environ la moitié des utilisateurs de Claude déclarent que l’IA peut déjà gérer 50 % ou plus de leurs tâches.
Que prévoient les utilisateurs pour l’impact de l’IA sur leur travail dans 12 mois ?
« Environ 26 % s’attendent à ce que l’IA prenne en charge la majeure partie de leur travail » dans un an.
Quels sont les usages professionnels les plus fréquents de Claude selon l’enquête ?
Les usages les plus fréquents concernent les contenus marketing (80 %), la rédaction de blogs ou d’articles (81 %) et les requêtes de bases de données (82 %).
Comment les répondants souhaitent-ils évoluer avec l’IA au travail ?
La plupart « espèrent travailler aux côtés de l’IA, pas être remplacés », et veulent qu’elle gère le travail routinier ennuyeux.
Source
The DecoderAuteur
Rédaction IA-MediasRédaction spécialisée dans la veille et l'analyse de l'actualité de l'intelligence artificielle, des puces IA, des robots, des agents IA et de la recherche.